Traversée des Aiguilles rouges d’Arolla

By Bertrand, 27 juillet 2013

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Coup de fil vendredi soir depuis la Coop de Lutry :

Moi : Bon il fait moche dimanche mais on a un beau créneau sur la journée de samedi. J’ai bien envie de tenter la traversée des Aiguilles Rouges d’Arolla.

Stéphane : Cette course se fait sur deux jours normalement, non ?

Moi : Oui mais si on se lève tôt, on peut l’enchaîner sur la journée et dormir au refuge le samedi soir.

Stéphane : Ok, je suis partant, on se retrouve à quelle heure dans ce cas ?

Moi : Il faudrait être au refuge à 18 heures, la course fait 8 heures mais comptons un peu plus large au cas où donc départ de la cabane à 8 heures, marche d’approche de 2h30 donc 5h30 en bas, 2 heure de route. Rdv à 3 heures à Chexbres … ?

Stéphane : Ok ! De toute façon on se réveille plus tôt le week-end qu’en semaine…

 

Le lendemain, 7h30, arrivée à la cabane. Conversation surréaliste avec le gardien :

 

Moi : Bonjour. On prévoit de partir pour la traversée des Aiguilles rouges.

Le gardien : Faites comme vous voulez mais moi à cette heure ci je suis déjà en haut du sommet (NDLR : le premier sommet de la course à 2 heures de la cabane)

Moi : D’accord, on va essayer de faire vite. Est-ce que vous avez les dernières prévisions météo avant que l’on ne parte ?

Le gardien : Non. Pis de toute façon c’est de la merde. Regardez le ciel. Il va faire beau, pas besoin de modèle météo pour prévoir ça.¨

 

Un accueil chaleureux et réconfortant en somme pour nous deux qui nous sommes levés à 2 heures du mat’ pour être là.

 

Qu’à cela ne tienne Stéphane et moi nous mettons en route pour cette longue traversée d’arêtes de près de 2 kilomètres, 800 mètres de dénivelée, 3 sommets et quelques 15 gendarmes. Celle-ci s’est admirablement bien passée, avec tous les ingrédients d’une magnifique journée en montagne : quiétude des lieux, esthétisme, engagement et longueur de l’itinéraire, rocher de bonne qualité, soleil radieux et un compagnon ravi.

 

Nuit réparatrice au refuge mais pas autant que la baignade le lendemain dans le lac bleu, constitué d’eau de fonte, et dont la température n’atteint pas deux chiffres… Que du bonheur !

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