Ski de rando autour du refuge d’Argentière

By Bertrand, 4 mars 2012

C’est par une journée ensoleillée de ce début mars que François et moi nous retrouvons pour une journée de rando à ski à Cham’ ! Nous ne nous connaissons pas (François est l’ami de Jean-Marc, un ex-collègue et toujours-ami parisien de Stéphanie) mais les deux coups de fil précédant notre sortie nous ont rassuré sur notre vision similaire de la montagne. Très rapidement les langues se délient et nous préparons nos affaires pour la journée. C’est à bord d’une Audi A5 rutilante (François est journaliste pour Auto Plus !) que nous arrivons aux Grands Montets. C’est probablement la première fois qu’un test automobile se fait avec baudriers et mousquetons autour de la taille !

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Brumes matinales

Malgré une arrivée matinale aux Grands Montets, ni François ni moi ne pensons à nous dépêcher pour acheter nos forfaits. Résultat, la caisse qui 5 minutes auparavant était vide, est désormais envahie par de nombreux skieurs désireux de profiter de cette belle journée. C’est donc plus tard que prévu que nous arrivons au sommet des Grands Montets. Notre objectif du jour est le Col du Tour Noir, au sommet du glacier des Améthystes et à proximité de l’aiguille d’Argentière. C’est une course que François a faite l’an dernier et que j’ai faite en partie lors de notre ascension de l’aiguille d’Argentière avec Martin.

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Nous arrivons sur le glacier d'Argentière

Après quelques virages sur une neige très dure, nous quittons la piste du sommet des Grands Montets pour nous rendre sur le glacier d’Argentière. C’est avec les cuisses déjà bien chauffées que nous nous encordons pour commencer la traversée du glacier à destination du refuge d’Argentière. Un épais amas de nuages gris bouche l’horizon et c’est avec intermittence que nous pouvons admirer les trois grandes faces nord qui donnent du caractère à cet endoit du massif.

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Premiers rayons de soleil sur la protogyne

Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu l’idée de venir skier cette pente sud. De très nombreux skieurs nous entourent. Nous laissant prendre par le rythme régulier des peaux qui accrochent la neige, nous tirons trop à droite et pénétrons sur le glacier du Tour noir en direction du col d’Argentière. En consultant la carte nous nous rendons compte que ce col est un objectif intéressant d’autant que ni François ni moi n’y sommes allés. Qu’à cela ne tienne nous continuons donc en direction de notre nouvel objectif !

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François arbore un look original 😉

Alors que la pente se raidit nous gagnons graduellement de l’altitude et enchaînons les conversions. Le ciel qui se découvre nous dévoile la verticalité des lieux, avec dans notre dos les faces nord de la Verte, des Droites et des Courtes et sur notre gauche la majestueuse aiguille d’Argentière.

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Le ciel s'éclaircit pour nous dévoiler les charmes du massif

A 100 mètres de l’arrivée, constatant que des nuages épais de fond de vallée s’installent, nous décidons de nous arrêter là pour entamer notre descente. En effet, sans guide, nous jugeons plus sage de garder un créneau suffisant pour profiter de notre descente sans nous mettre sous le danger d’une visibilité trop réduite. Après une brève pause pique-nique sandwich, nous nous lançons pour 2300 mètres de dénivelé négatif ! Si les cuisses grincent un peu, nous nous mettons rapidement dans le rythme et apprécions la chance de pouvoir traverser cet univers de glace. Entourés de séracs et autres sculptures glacées fantasmagoriques, nous enchaînons les virages en direction de la vallée.

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François devant les 3 grandes faces nord

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Des sculptures de glace impressionnantes

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Ressauts de glace sur le glacier d'Argentière

Pas rassasiés par cette longue descente, nous décidons de rempiler pour le sommet des Grands Montets. Toutefois, malgré l’entregent chamoniard de François nous ne pouvons négocier une place dans la dernière benne et ce sera donc une descente depuis Bochard. Mais après notre brève incursion dans la relative solitude de la haute montagne, il nous est difficile de nous résoudre à skier sur des pistes aussi peuplées que les quais du métro parisien à une heure d’affluence. Au final c’est 3800 mètres de dénivelé négatif que nous aurons fait, pas mal ! Il est temps de rentrer à Chamonix pour retrouver Stéphanie et Jean-Marc qui ont du bien profiter du spa de l’hôtel avec vue sur le Mont Blanc pendant que nous suions  !

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François s'élève au-dessus des brumes

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