Les 5 (+ 1) cols

By Bertrand, 7 avril 2013

5 cols 4Voisine suisse de la classique « Les 3 cols », cette belle randonnée à ski est un peu plus longue, plus alpine et plus confidentielle que sa petite sœur.

L’itinéraire cumule environ 2 500 mètres de dénivelée sur deux jours dans un fantastique cadre de haute montagne, toujours en Suisse avec quelques pas sur la frontière franco-suisse. Le premier jour nous partons de La Fouly, dernier village du Val Ferret à 1 600 mètres d’altitude, pour monter en direction de la cabane de l’A Neuve d’où nous franchissons nos trois premiers cols : le col des Essettes (3 108m) que l’on atteint par un couloir relativement raide sans que nous ayons toutefois à retirer nos skis, puis par une traversée quasiment plate le col supérieur de Crête Sèche (3 024m). Première belle descente de la journée dans une bonne poudreuse pour rejoindre le bas du col des Planereuses (3 030m) où nous devons lutter pour trouver des points d’appuis dans une poudreuse délicate. Au sommet c’est un épais rideau de brume qui nous accueille et nous n’arrivons qu’à la cabane de Saleina, notre refuge pour la nuit, que grâce à notre GPS.

Pour l’anecdote, nous trouvant à 20 mètres du refuge, dans la plus complète brume, nous sommes incapables de l’apercevoir. Quelques coups de spatules plus tard nous tombons nez à nez avec la cabane que nous étions incapables de distinguer !

Probablement refroidis par une météo hasardeuse et par le fait que le refuge n’est pas gardienné, aucun skieur n’est monté à la cabane ce soir. Nous serons donc seuls 😉 Réchauffer notre hospice n’est pas de tout repos d’autant que le fourneau est mal conçu et ne dispense sa chaleur qu’avec parcimonie. Qu’à cela ne tienne notre joie d’être là haut compense largement.

Le lendemain matin, nous descendons sur le glacier de Saleina avant d’entamer notre remontée vers le  bivouac de l’Envers des Aiguilles Dorées puis le col sud des Plines (2 995m) d’où nous prenons pied sur le beau plateau de Trient. A cet endroit les itinéraires des 3 et 5 cols se touchent en un point. Alors que notre randonnée doit nous mener directement au col des Ecandies, nous faisons un petit détour par un col proche de l’Aiguille du Tour afin de s’offrir une belle descente de plus et en prime une splendide vue sur le massif du Mont Blanc.

Une fois la descente engloutie je propose à mes compagnons une petite halte à la cabane de Trient. J’espère y retrouver Marine et Jean-Baptiste, tous les deux engagés dans un Cham-Zermatt et qui, selon toute vraisemblance, devraient se trouver avec leurs groupes respectifs à cette cabane. Bingo ! En arrivant je tombe sur JB puis sur Marine, confortablement attablés au soleil. Sensation délicieuse de se retrouver entre amis dans cet endroit insolite. En montagne comme à la maison. Sourires, échanges amicaux, douceur de vivre. Puis vient le moment de repartir pour finir notre belle boucle. Montée au col des Ecandies (2 796m) et longue redescente, dans une neige chaotique, vers Champex.

Le lendemain, après une sympathique halte à La Fouly, nous décidons d’occuper notre dernier jour par une montée au Catogne. Voici ce qu’en dit le topo : Un sommet particulier, en effet ce sommet bien visible à l’entrée du val d’Entremont est bien délimité, situé entre 3 vallées il est un sommet et un massif à part entière. Je ne saurais en dire plus car de ce sommet je n’ai rien vu, ou presque. Nous avons fait la montée et la descente quasiment à l’aveugle. Conséquence : erreur d’itinéraire à la montée, nous avons emprunté un couloir d’avalanches ; rebelote à la descente où nous nous sommes retrouvés dans un couloir infâme, impossible à skier… Une belle journée dehors tout de même…

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